Le bison

20 novembre 2009

Je rêve souvent que je suis enceinte et qu'on veut me voler mon enfant. Mais cette fois, l'enfant était né. C'est la première fois que je le vois, un petit garçon, très maigre, avec une marque de naissance en entrelac sur le bras (c'est la marque que je me dessine autour du nombril et sur le bras quand je me costume en elfette). Nous sommes dans un gigantesque château fort, un mur d'enceinte de pierres grises et une centaine d'archers nous protègent. Dans la cour intérieure, de grandes statues représentent des hommes mi-animaux mi-chevaliers. Dans cette même cour vit mon fiancé...un bison. Mais pas les petits bisons qu'on peut trouver en Roumanie. L'un des grands bisons disparus d'Amérique. Bientôt, des chevaliers en armure me mettent à l'abri dans le château, on me cache avec le bébé dans un grand coffre. C'est visiblement la panique. Je reste là, dans le noir, avec le petit bonhomme tout contre moi. J'entends qu'on se bat, j'entends des cris d'agonie, des pleures de femmes, des choses lourdes qui tombent sur des pierres. Et puis, plus rien. Je reste un moment dans le silence, toutes mes pensées vont vers le bison. Est-ce qu'il va bien? Et puis, quelqu'un entre dans la chambre où je suis cachée, la porte claque contre le mur. Les hommes qui sont entrés parlent une langue étrangère, (en fait, ils répètent en boucle des paroles de Korpiklaani...le groupe avec lequel je me réveille tous les matins.) Le bébé commence à s'agiter, à pleurer. Le coeur battant, je ne sais pas quoi faire. Etrangement, ça me fait bizarre de soulever ma chemise pour lui donner le sein. C'est un geste qui ne vient pas naturellement, et qui me dégoûte un peu, mais ça marche. Le bébé tête. Lui, par contre, semble trouver ça très naturel. Mais les hommes l'ont quand même entendu. Ils ouvrent le coffre. Comme une furie, je bondis hors du coffre et je m'enfuie. J'arrive dans la chambre de mes parents (Oo?), je descends l'escalier en pierre qui longe le mur de la facade, et j'atteris...à l'arrière du château, où m'attend le bison. Je grimpe sur son dos, une main enfouie dans sa crinière, une main retenant le bébé sous ma chemise. On s'enfuit vers les bois. Et je me réveille.

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