Mascarade

5 avril 2009:


J'arrive chez mes parents. Je gare ma voiture sur leur parking. La petite maison est très belle, le jardin très vert, c'est le printemps, il fait beau. J'entre par la buanderie. Il y a quelqu'un en train de regarder par la fenêtre, à l'extérieur. La personne n'a pas de visage, elle est torse nue et a des pattes de chèvres jaunes avec de longs poils (C'est une des créatures rencontrées dans notre dernière partie de jeu de rôles). Son souffle fait de la buée sur la vitre, je ne peux pas le distinguer avec précision. Je ne m'attarde pas et entre dans la cuisine. Ma mère, heureuse, ronde et joufflue, distribue des eskimos à l'eau roses vifs à des enfants qui entrent et qui sortent. Ils sont tous obèses. Quand ils se retournent, je vois leurs visages difformes. Ils ont des bosses sur toute la face, et les yeux asymétriques. Ils sont de plus en plus nombreux. Je suis jalouse. Je monte dans ma chambre. Je regarde par la fenêtre. Dehors, la mer est rouge sang. J'entends de la musique. Il y a une fête. Des gens déguisés viennent danser sur le pont. Leurs costumes ne représentent rien. Ce n'est qu'un fatras de plumes multicolores, de bouts de papiers, de tissus brillants. Ils se rapprochent. Ils viennent dans le jardin, et font une ronde en chantant. Ils sont tous venus pour se moquer de moi. Je me mets en colère. Et je me réveille.

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