Tzimisce

10 avril 2009:


Je descends de chez moi. Sur le parking, il y a un chaton, gris avec des rayures noires et marrons, et de grands yeux d'humain verts clairs. Il me demande de l'emmener à l'église, que c'est important, et qu'on lui veut du mal. Une image mentale de l'église se forme dans mon esprit. C'est une cathédrale immense, toute noire. La façade est décorée de statue représentant des corps humains torturés peints en noirs. Ils semblent en souffrance physique ou mentale, dans des positions improbables, avec des visages effrayés. Je prends le chaton, je le glisse dans mon blouson. Il me dit que la cathédrale est au centre de Rennes, ce qui me laisse sceptique, je n'ai jamais remarqué ce genre d'édifice au centre de Rennes. J'habite à 20 minutes du centre, j'y vais à pieds. J'arrive place Sainte-Anne. Je rencontre Linda, ma meilleure amie de collège, que je n'ai plus revu depuis. On discute un peu, elle est mariée, très heureuse, a des enfants, une vie paisible. Je continue d'avancer. Devant la place de l'opéra, je rencontre Léa, une élève de ma classe de seconde. Elle est complètement droguée, et à moitié clocharde. Le chat a peur, il veut s'enfuir, je le retiens. Je me rends compte que je n'arrive pas à voir d'autres alternatives que l'une ou l'autre, alors je continue d'avancer, pour voir si je vais trouver la solution place de la République. Mais avant d'y arriver, je croise un vieux monsieur, tout chétif et ridé, le regard doux, une barbe courte et brillante, avec un chapeau stetson vert et un costume, assis sur une chaise, qui m'appelle. Je m'avance. Il m'indique une grande porte de bois noire et sculptée de formes géométriques diverses. J'ouvre la porte. Là où dans la réalité il y a une grande gargouille de bois qui protège un escalier, il n'y a dans mon rêve qu'une place nette. J'avance sur un sol métallique. Au fond il y a une échelle. Je grimpe, et tout en montant l'échelle, je descends dans les égouts de Rennes. Ils sont propres, l'eau est limpide. Je marche au bord. Dans l'eau, il y a de gigantesques serpents au corps épais de toutes les couleurs. Ils nagent à toute vitesse, ils ne me font pas peur, je sens qu'ils me protègent. Je continue d'avancer. Au fond des égouts, il y a une grande baie vitrée. Je m'approche, regarde à l'extérieur. La fenêtre donne sur un jardin verdoyant, une sorte de parc bien entretenu. Et au fond, il y a l'église qui se dresse, toute noire. Et je me réveille.

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